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6 octobre 2009

Les Poilus ont la parole



J'ai repris mes livres d'histoires et mon batôn de pélerin pour avancer encore et toujours dans mes recherches sur le parcours des combattants de 14-18.
Les 119ème, 28ème et 156ème Régiment d'Infanterie sont les régiments dans lesquels Abel François Victorien a combattu. Cependant, je n'exclus pas les autres et je fais mienne cette histoire qui a fauché, décimé tant de familles. Je vous invite à lire ici, un témoignage bouleversant, celui mis en ligne par une personne dont je viens de faire la connaissance, Anne Autin, toute aussi passionnée que nous le sommes.
Depuis bientôt un an que j'ai entamé ces recherches , j'ai rencontré des passionnés de l'histoire ou sur leur forum, j'apprends énormément, sollicite parfois les connaissances de ces "mordus" et reçois beaucoup via des infos complémentaires que seuls les aguerris peuvent me transmettre...Des amitiés se sont nouées et se nouent encore...
J'imagine nos poilus, alignés dans le coin de nos mémoires, la fleur au fusil et le sourire aux lèvres rêvant qu'ils ne sont pas morts deux fois tués par l'oubli.
Je vous fait part de ma lecture du mois qui m'aidera à avancer dans le lourd travail que je me suis fixé...
Merci encore à Xavier, Christian, Patrick et à Anne nouvellement rencontrée via la blogosphère.
Les Poilus ont la parole-Lettres du Front 1917-1918
Editions Complexe
Quatrième de couverture : 1917 : la guerre est à un tournant décisif.
Quel est l'état du moral des troupes dans les tranchées ? Paradoxalement, c'est grâce à la censure que l'on dispose de documents exceptionnels qui permettent de comprendre ce que fut la réalité du front.
À partir de décembre 1916, le service du contrôle postal reçoit l'instruction de sonder méthodiquement la correspondance de chaque unité combattante. Il ne s'agit plus pour l'année de seconder les services de contre-espionnage, mais de se donner les moyens de connaître l'état du moral des troupes.
Cette systématisation de la censure permet à l'état-major de se livrer à une étude rigoureuse de l'état d'esprit qui règne réellement au front. Pour la première fois, les lettres des poilus, recopiées par les services de la censure, sont livrées à la connaissance du public.
Jean Nicot ne s'est pas contenté de mettre au jour ces milliers de lettres, qui sont autant de témoignages sur la vie quotidienne au front et d'interrogations sur le bien-fondé de la poursuite de l' odieux carnage . Il a voulu remettre en perspective (historique, sociale et politique) cet immense matériel, restituant ainsi, quatre-vingts dix ans plus tard, la parole à tout un peuple citoyen dans la force de l'âge, étonnamment au fait des événements extérieurs.

A propos de l'auteur Conservateur en chef du patrimoine, Jean Nicot est spécialiste des archives de 1914-1918 au Service historique de l'Armée de terre à Vincennes, où il a publié l'Inventaire des archives de la Première Guerre mondiale, en sept volumes, de 1968 à 1995.

Sommaire :
AU SEUIL DU QUATRGrasIEME HIVER DE LA GUERRE (OCTOBRE-DECEMBRE 1917)

Les conditions matérielles, le courrier et les permissions
Le front
Les alliés
La lassitude des combattants
La grogne
Les désirs de paix
Le fléchissement du moral et l'offensive psychologique allemande (fin novembre-début décembre 1917)
Le maniement de la troupe est devenu plus délicat
Le moral de l'armée fin 1917 : un fatalisme confiant
UN HIVER D'ATTENTE (JANVIER-MARS 1918)

La paix en 1918 ? Les espoirs et rumeurs d'une paix prochaine
Un Verdun plus terrible se prépare
L'arrière tiendra-t-il ?
Lassitude et désir de paix
Ils ne passeront pas !
FACE AUX RUEES ALLEMANDES (PRINTEMPS 1918)
Les premiers chocs : batailles de Picardie et des Flandres
La dépression du moral (mi-avril-mai 1918)
La surprise de l'Aisne (27 mai 1918)
Barrer la route de Paris (la bataille du Matz, 9-15 juin 1918)
LA DELIVRANCE D'UN CAUCHEMAR (JUILLET-NOVEMBRE 1918)
La victoire
L'essoufflement (septembre-novembre 1918)
La délivrance

9 août 2009

BLEU HORIZON



Bonjour à toutes et tous qui passez par ce blog de quelque manière que cela soit...la porte est ouverte et j'ai jeté la clé de cet espace virtuel ...


Mes recherches concernant mon grand-oncle Abel Marchand, suivent leurs pérégrinations diverses et variées. Je sillonne la France pour obtenir les informations manquantes. Des rencontres naissent de ces interrogations et quelques réponses voient parfois le jour...Des indices, des pistes rendent ce travail de fourmi passionnant...

Merci à Christian, Xavier, Vincent et Patrick pour leur aide précieuse...

Merci aussi au Conseil Général de l'Orne, à la Mairie de Randonnai, au Service de Santé des Armées pour leurs recherches et leur écoute bienveillante....


Je ne manquerai pas de vous en dire plus les mois à venir...


Mon été est ponctué de voyages et de lectures (voir mes liens page de droite).

J'essaye de varier les plaisirs et les genres mais le roman dont je vais vous parler a pour thème la guerre de 14-18, un livre que j'aurais eu plaisir à écrire...


BLEU HORIZON
En cette année 1902, Rose, institutrice à Angers, mariée et mère de deux filles, se trouve confrontée au passé.
Elle reçoit de plein fouet le choc de retrouvailles inattendues et l'émergence des souvenirs douloureux de ses seize ans. Dès lors, sa vie bien rangée éclate, pour aboutir, de tiraillements en dissimulations, à d'inacceptables choix... Quand elle pense avoir enfin trouvé la paix dans la résignation, l'annonce d'une guerre commence à inquiéter la population, puis se meut en tempête dévastatrice.
Dans la famille de Rose, les hommes, jeunes et moins jeunes partent les uns après les autres : Marguerite, sa fille aînée, attend l'enfant de Jean-François, le Dragon. Rose réaménage l'école en fonction des événements et organise sa vie entre ses deux grandes filles, partageant l'appartement déserté par son mari. L'enfant de Marguerite va naître dans ce contexte de guerre.
Entre-temps, le premier drame de la guerre aura endeuillé les trois femmes. Marguerite s'en va vivre à Villevêque où son grand-père, le vieux docteur Lethellier, a dû reprendre du service.
Rose accueille une famille de réfugiés avec qui elle se lie d'amitié, tandis que Sophie, sa fille cadette, annonce sa détermination à devenir infirmière..., puis son départ pour Verdun. Là-dessus arrivent les premières lettres du front, les premières nouvelles des chers combattants.
Le coeur de Rose, à nouveau est tiraillé. De Villevêque à Angers, Rose et Marguerite échangent les informations, partagent les douleurs des pertes.
Le vieux docteur pleure en silence la mort des jeunes gens...
L'inquiétude gagne chacun quant au sort des autres... Puis les premiers retours engendrent de nouvelles difficultés... Qu'en sera-t-il de la famille de Rose, à l'issue de quatre années terribles ?
L'auteur Isabelle Nail, psychothérapeute de profession, a su décrire dans ce roman de 284 pages, le poids des secrets familiaux dans une famille bourgeoise du début du 20 ème siècle, la passion plus forte que les codes sociaux, le patriotisme en demi teinte et les témoignages de ces soldats vivant un cauchemar quasi quotidien au front : dans les tranchées, lors des marches et contre marches et revenant pour la plupart meurtris dans leur chair et surtout dans leur âme.
Un roman bouleversant avec pour toile de fond la guerre pourvoyeuse de chair à canon...

25 mai 2009

L'Teimps d'Aôt fais*


Au bon temps des paysans… en Normandie
au début du XXe siècle
Thierry JIGOUREL



Un joli cadeau ce matin dans ma boîte aux lettres parisienne gage de ma participation et récompense faite au poème "Rire ou Périr" composé pour le Printemps des Poètes et pour le concours de poésie organisé par une toute jeune association MariSsé (atelier de théâtre, d'écriture et d'art plastique)...

Marie Canu, journaliste et présidente de cette association, ne pouvait pas me faire plus plaisir...et je l'en remercie publiquement ici...

Vous trouverez quelques informations sur son club "Plumes et Lectures" ici**






*Albert Desile "Gens et choses de Normandie" tome 1 et 2 éditions OCEP/La Manche Libre

*un clin d'oeil à Karine Lebert auteure authentique sans fioriture qui avance sur le chemin de l'écriture sous l'oeil bienveillant de De Borée sa nouvelle maison d'édition...

25 mars 2009

RENOUVEAU



Les projets d'écriture qui sommeillaient cet hiver sous leurs chauds édredons de plumes se réveillent avec le printemps ...

Les gagnants du premier concours de poésie organisé par l'association culturelle Marissé, et cela dans le cadre de la journée nationale de la poésie sont, dans la catégorie adulte : Maryline Martin de Paris XIVe avec « Rire ou périr ». Et Marion Roullé de Saint-Marcel dans l'Eure pour le 1er prix adolescent avec « Faut-il en rire ou en pleurer ? » Anaïs, Léa, Lucie, Lexane et Jason de l'école de Menesqueville ont remporté les premières places.

Article paru dans Paris Normandie

Ma participation à ce concours organisé par la bibliothèque de Lyons la Forêt ressemble à un ballon d'oxygène dont je me serai trop grisée. Etourdie, je le suis de mettre mes pas dans ceux qui m'ont précédé en Normandie. Dans quelques années, je quitterai Paris sans regret pour profiter du bocage normand...


Par ailleurs, "le fantôme de La Rotonde" un texte évoquant Kiki de Montparnasse a été sélectionné lors d'un concours pour faire partie d'un recueil de nouvelles "HISTOIRES MODERNES" édité aux Editions Nouvelles Paroles .




Vous pourrez vous procurer ce livre dans de nombreux points de vente mais aussi en version pdf et télécharger la ou les nouvelles lue(s) par un acteur professionnel.

Mais de tout cela je ne manquerai pas de vous en reparler...

En attendant, je repars en écriture, un de mes plus beaux voyages...

MM

17 février 2009

La Chambre des Officiers


Hier soir j'ai levé le nez de mes livres d'histoire, j'ai allumé la boîte à images pour visionner un superbe film de François Dupeyron sorti en 2001 : La chambre des officiers tiré du livre éponyme de Marc Dugain.
L'histoire :

Août 1914. Adrien, jeune lieutenant du génie, s'apprête à monter dans le train pour rejoindre son unité. Sur le quai de la gare, au milieu de la foule, il aborde Clémence, qui vient de faire ses adieux à son mari et s'offre à lui, quelques instants plus tard. Dernier instant de pur bonheur pour Adrien. Peu après, alors qu'il effectue une reconnaissance à cheval non loin de la ligne de front, il est grièvement blessé au visage par un éclat d'obus. La mâchoire à moitié emportée, il est rapatrié à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce. Commence alors pour lui un long calvaire, dans la chambre réservée aux officiers, où il reçoit les soins d'une infirmière au grand coeur, Anaïs.
  • 5 ans entre parenthèses ,
  • 5 ans à nouer des amitiés irréductibles,
  • 5 ans à se préparer à l'Avenir...

Un film magnifique sur l'immense courage de ces gueules cassées (parmi les 4 millions de blessés graves de la Grande Guerre) qui ont pour tout miroir le regard des autres.

A un nouveau blessé arrivé depuis peu dans cette chambre et qui ne peut supporter de vivre, Adrien hurle :

"La guerre continue dans ta tête, mais elle est finie. Tu as le droit de vivre. On a le droit de vivre..."

Un autre aura été retrouvé dans la salle de bains baignant dans son sang n'ayant pas supporté le rejet et le dégoût de sa femme et de ses deux enfants...



Paradoxe de la guerre où l'on innove sans cesse dans les nouveaux moyens de combattre et de tuer (obus industriels, ypérite) mais aussi dans l'art d'opérer et de réparer (greffes osseuses).

La délégation des Gueules Cassées à Versailles, le 28 juin 1919

16 janvier 2009

Vivre en Guerre


14/01/2009
L'exposition Vivre en guerre au musée de la préfecture de police

Le musée de la préfecture de police accueille pour quatre mois l'exposition "Vivre en Guerre".
Pour l'occasion, il revient sur le rôle de la police parisienne durant la période allant de la mobilisation au traité de la paix, via des objets, armes et uniformes d'époque et des documents souvent inédits.
Le visiteur pourra y découvrir une collection variée de rapports sur les bombardements de la Grosse Bertha, de bombes lâchées par les avions allemands, d'uniformes de policiers mais aussi d'aquarelles.
Cette exposition est visible jusqu'au 15 avril en entrée libre au musée de la préfecture de police.
Musée de la préfecture de police 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève 75005 Paris
Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h.

Source :
Service de la Communication Préfecture de Police

4 janvier 2009

Bonne Année


Je vous souhaite une très belle nouvelle année. Que cet an 9 puisse vous conserver en santé, vous apporte sérénité et voie la réalisation de vos souhaits les plus chers et vos désirs les plus secrets...
Merci pour vos passages furtifs ou réguliers....
A bientôt !