"Le Fantôme de la Rotonde" dans une oeuvre collective "HISTOIRES MODERNES" 12€ frais de port gratuit

14 juin 2009

Un feu brûlait en elles


Je viens de faire la connaissance d'un auteur de l'école de Brive : Jean-Guy SOUMY.

Ma toute première lecture de ce brillant écrivain que je ne connaissais pas jusqu'alors : Un feu brûlait en Elles, un roman paru en 2002 aux Editions Robert LAFFONT (ISBN : 2-221-09798-X ).
496 pages consacrées au destin de 11 femmes issues d'une même famille qui se transmettront de génération en génération le secret d'une descendance dont l'origine remonte au terrible hiver de l'année 1709...
4ème de couverture :
Onze femmes… Elles vont être onze femmes à se transmettre, de génération en génération, la flamme que Marie, la première, a cueillie au «feu perpétuel» qui brûlait sur la place de ce village de la Creuse, dans le terrible hiver 1709. Judith la courtisane, qui règne sur le Palais-Royal et meurt lors des massacres de septembre 1792; Constance, cantinière de la Grande Armée; Marianne, sur les barricades de 1832; Luce, dans l’Algérie nouvelle des années 1860; Marguerite, dans la guerre de 1914-1918; Sara, dans la Résistance… Les détours, les accidents, les tragédies se multiplient dans la succession des générations, parfois bien près de s’interrompre. Elles ont toutes quelque chose en commun et qui les distingue: le caractère, la fierté, l’audace, le courage, et une certaine beauté, une grâce qui s’accomplissent en la dernière de la lignée, l’étoile de l’Opéra – et une fidélité qui les fait toujours revenir à la ferme du Puy Marseau qui accueillit la première Marie.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous plonge au plus profond de l'histoire : de la grande et de la petite celle qui nous façonne, nous construit à travers les siècles marquant au passage les transmissions au fil des générations...
Un rythme haletant, des pans d'histoire de France, la difficulté d'être une femme et de trouver sa place quand on est née du mauvais côté...Rien n'est édulcoré, rien n'est survolé...Un roman écrit tout en profondeur où le bon cotoie le mauvais et sans que le premier triomphe de ce dernier...
A cette grande aventure romanesque, bouleversante en chacune de ces incarnations, il fallait du souffle, un coeur généreux et une exigence sans faille : Jean-Guy Soumy.

25 mai 2009

L'Teimps d'Aôt fais*


Au bon temps des paysans… en Normandie
au début du XXe siècle
Thierry JIGOUREL



Un joli cadeau ce matin dans ma boîte aux lettres parisienne gage de ma participation et récompense faite au poème "Rire ou Périr" composé pour le Printemps des Poètes et pour le concours de poésie organisé par une toute jeune association MariSsé (atelier de théâtre, d'écriture et d'art plastique)...

Marie Canu, journaliste et présidente de cette association, ne pouvait pas me faire plus plaisir...et je l'en remercie publiquement ici...

Vous trouverez quelques informations sur son club "Plumes et Lectures" ici**






*Albert Desile "Gens et choses de Normandie" tome 1 et 2 éditions OCEP/La Manche Libre

*un clin d'oeil à Karine Lebert auteure authentique sans fioriture qui avance sur le chemin de l'écriture sous l'oeil bienveillant de De Borée sa nouvelle maison d'édition...

26 avril 2009

Le Chemin des Dames


J'ai laissé passer l'hiver et j'ai tenu la promesse faite à mon grand-oncle d'aller le saluer, au nom de tous les miens, dans ce carré militaire de Cerny-en-Laonnois où le temps s'était arrêté pour lui et quelques uns du 156ème régiment d'infanterie ce 16 avril 1917.
Ce Chemin des Dames où il a laissé sa peau comme beaucoup de ses frères fantassins c'est maintenant un peu le mien aussi.
En ce qui me concerne, Soupir, Braye-en-Laonnois, Bourg et Comin, la Ferme d'Hurtebise, la Caverne du Dragon ne sont plus seulement des noms tracés sur des cartes mais des lieux chargés d'histoire que je garderai longtemps en mémoire.




Comment imaginer que ces plaines aux apparences si tranquilles aient pu abriter des charniers, des tombeaux à ciel ouvert ? Aujourd'hui, elles se parent de jaune et de vert et au loin on peut de nouveau percevoir l'écho d'un clocher ou la rumeur d'un village reconstruit...



Et pourtant, encore ici, on se souvient. De nombreux cimetières et des Monuments aux Morts sont là pour nous rappeler que nombreux sont ceux (toutes nationalités confondues) qui ont laissé leur vie pour honorer leur drapeau.



*

C'est avec une vive émotion que j'ai poussé la porte en fer forgé du cimetière de Cerny-en- Laonnois. Malgrè le soleil qui nous accompagnait, un grand froid me glaçait les veines.


Je n'étais pas seule, "il" savait que j'étais là...Peut être sourirez vous à la lecture de ces lignes un peu emphatiques à votre goût mais c'est vraiment ce que j'ai pu ressentir à cet instant qui nous appartenait.

Il y avait eu cette recherche sur le site de Mémoires des Hommes, la visite à la dernière descendante de sa famille qui me confia ses médailles et son portrait... Il avait fallu organiser ce déplacement : étudier des cartes, louer une voiture, trouver un abri pour nous loger... Quelques mois étaient passés, remplis parfois d'incertitudes et aussi de beaucoup d'espérance mais j'étais là, fidèle à ma promesse et délestée d'un poids : j'avais enfin bouclé la boucle du destin d'Abel Marchand. Il n'était pas mort deux fois puisque le souvenir tenace était là...


Il ne me reste plus qu'à tenir cette dernière parole, la rédaction de ce roman où il sera question du cheminement de ce courageux fantassin d'à peine vingt-ans et de son 156ème régiment un brin oublié et là aussi j'ai prononcé un voeu...


A suivre ...



25 mars 2009

RENOUVEAU



Les projets d'écriture qui sommeillaient cet hiver sous leurs chauds édredons de plumes se réveillent avec le printemps ...

Les gagnants du premier concours de poésie organisé par l'association culturelle Marissé, et cela dans le cadre de la journée nationale de la poésie sont, dans la catégorie adulte : Maryline Martin de Paris XIVe avec « Rire ou périr ». Et Marion Roullé de Saint-Marcel dans l'Eure pour le 1er prix adolescent avec « Faut-il en rire ou en pleurer ? » Anaïs, Léa, Lucie, Lexane et Jason de l'école de Menesqueville ont remporté les premières places.

Article paru dans Paris Normandie

Ma participation à ce concours organisé par la bibliothèque de Lyons la Forêt ressemble à un ballon d'oxygène dont je me serai trop grisée. Etourdie, je le suis de mettre mes pas dans ceux qui m'ont précédé en Normandie. Dans quelques années, je quitterai Paris sans regret pour profiter du bocage normand...


Par ailleurs, "le fantôme de La Rotonde" un texte évoquant Kiki de Montparnasse a été sélectionné lors d'un concours pour faire partie d'un recueil de nouvelles "HISTOIRES MODERNES" édité aux Editions Nouvelles Paroles .




Vous pourrez vous procurer ce livre dans de nombreux points de vente mais aussi en version pdf et télécharger la ou les nouvelles lue(s) par un acteur professionnel.

Mais de tout cela je ne manquerai pas de vous en reparler...

En attendant, je repars en écriture, un de mes plus beaux voyages...

MM

17 février 2009

La Chambre des Officiers


Hier soir j'ai levé le nez de mes livres d'histoire, j'ai allumé la boîte à images pour visionner un superbe film de François Dupeyron sorti en 2001 : La chambre des officiers tiré du livre éponyme de Marc Dugain.
L'histoire :

Août 1914. Adrien, jeune lieutenant du génie, s'apprête à monter dans le train pour rejoindre son unité. Sur le quai de la gare, au milieu de la foule, il aborde Clémence, qui vient de faire ses adieux à son mari et s'offre à lui, quelques instants plus tard. Dernier instant de pur bonheur pour Adrien. Peu après, alors qu'il effectue une reconnaissance à cheval non loin de la ligne de front, il est grièvement blessé au visage par un éclat d'obus. La mâchoire à moitié emportée, il est rapatrié à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce. Commence alors pour lui un long calvaire, dans la chambre réservée aux officiers, où il reçoit les soins d'une infirmière au grand coeur, Anaïs.
  • 5 ans entre parenthèses ,
  • 5 ans à nouer des amitiés irréductibles,
  • 5 ans à se préparer à l'Avenir...

Un film magnifique sur l'immense courage de ces gueules cassées (parmi les 4 millions de blessés graves de la Grande Guerre) qui ont pour tout miroir le regard des autres.

A un nouveau blessé arrivé depuis peu dans cette chambre et qui ne peut supporter de vivre, Adrien hurle :

"La guerre continue dans ta tête, mais elle est finie. Tu as le droit de vivre. On a le droit de vivre..."

Un autre aura été retrouvé dans la salle de bains baignant dans son sang n'ayant pas supporté le rejet et le dégoût de sa femme et de ses deux enfants...



Paradoxe de la guerre où l'on innove sans cesse dans les nouveaux moyens de combattre et de tuer (obus industriels, ypérite) mais aussi dans l'art d'opérer et de réparer (greffes osseuses).

La délégation des Gueules Cassées à Versailles, le 28 juin 1919

16 janvier 2009

Vivre en Guerre


14/01/2009
L'exposition Vivre en guerre au musée de la préfecture de police

Le musée de la préfecture de police accueille pour quatre mois l'exposition "Vivre en Guerre".
Pour l'occasion, il revient sur le rôle de la police parisienne durant la période allant de la mobilisation au traité de la paix, via des objets, armes et uniformes d'époque et des documents souvent inédits.
Le visiteur pourra y découvrir une collection variée de rapports sur les bombardements de la Grosse Bertha, de bombes lâchées par les avions allemands, d'uniformes de policiers mais aussi d'aquarelles.
Cette exposition est visible jusqu'au 15 avril en entrée libre au musée de la préfecture de police.
Musée de la préfecture de police 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève 75005 Paris
Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h.

Source :
Service de la Communication Préfecture de Police

4 janvier 2009

Bonne Année


Je vous souhaite une très belle nouvelle année. Que cet an 9 puisse vous conserver en santé, vous apporte sérénité et voie la réalisation de vos souhaits les plus chers et vos désirs les plus secrets...
Merci pour vos passages furtifs ou réguliers....
A bientôt !