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26 novembre 2010

25 novembre 2010

1914-1918 : Combats de Femmes


Aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les femmes ont répondu massivement dès 1914 à l'effort de guerre : c’est le travail, même bénévole, le quotidien du foyer à gérer seule, le soutien moral au soldat, avec l’aide des enfants embrigadés comme "graines de poilus"…

Les femmes de la Grande Guerre, ont aussi subi dans les territoires du Nord, les douleurs de l'occupation. D’autres ont décidé de résister au patriotisme aveugle en s'opposant au militarisme et à la guerre, ou en dénonçant des conditions de travail pénibles, dangereuses et sous payées. En 1918, 800 000 veuves noircissent le paysage, mais le grand nombre de morts et de mutilés met une chape de plomb sur leur douleur et leurs difficultés de vie.
On considère souvent que la Grande Guerre a marqué un tournant dans l'émancipation féminine.

Ce livre montre effectivement comment cet événement majeur a bouleversé les rapports hommes/femmes, mais aussi comment, au moment de l'Armistice et dans les mois qui suivent, chaque sexe se plie très vite aux injonctions d’un ordre social. Les Danoises, Allemandes, Hollandaises, Russes, Tchèques, Américaines, Suédoises et Anglaises entre autres, obtiennent le droit de vote, mais les Françaises demeurent résolument exclues de la citoyenneté.

Une nouvelle silhouette de femme émerge cependant de la Guerre: cheveux courts, jupes moins longues et corsets jetés aux orties.


Sous la direction de Evelyne Morin-Rotureau. Avec Annette Becker, Florence Brachet, Colette Cosnier, Anne Dopffer, Yvonne Knibielher, Jean-Yves Le Naour, Stéphanie Petit, Marie-Pascale Prévost-Bault, Florence Rochefort, Françoise Thébaud, Michelle Zancarini-Fournel.


21 novembre 2010

L'ENFANT DE L'ENNEMI de Stéphane Audoin-Rouzeau




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Les "enfants de l'ennemi" : ainsi appela-t-on en France, pendant la Grande Guerre, les fruits des viols perpétrés par des soldats allemands.


Mais quel avenir réserver à ces enfants? Seraient-ils capables de devenir de bons Français? Etait-il permis, voire recommandé, de s'en débarrasser? Dans ce livre devenu un classique, Stéphane Audoin-Rouzeau dévoile des aspects méconnus du conflit et nourrit la réflexion sur la façon dont se forge une "culture de guerre ". Entre 1914 et 1918, des interdits sémantiques sont levés, et le récit des viols aide à la construction d'un ennemi désormais animalisé.

Le débat autour des enfants à naître révèle une opinion française traumatisée par une violence de guerre sans précédent, dans laquelle les normes morales sont bouleversées.

L'auteur en quelques mots... Directeur d'études à l'EHESS, Stéphane Audoin-Rouzeau est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Première Guerre mondiale.


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La lecture de ce livre, comme vous pouvez vous en douter est douloureuse mais nécessaire pour comprendre un des aspects de toutes les guerres dans ce qu'il a de plus ignoble : la violence faite aux femmes sans distinction d'âge et de conditions sociales : fillette, femme mariée, femmes âgées, fermières, domestiques ou marquises ...peu importe à l'ennemi du moment qu'il déflore, soumette sa victime à sa propre victoire... Ce n'est pas seulement les femmes que l'on viole mais aussi la Nation toute entière...
 
Quelles solutions apportées à celles qui portent le fruit de l'ennemi. ? Cet enfant qui n'a pas demandé à naître, cet innoncent portera t'il les tares de son géniteur ou sera t-il un bon Français ? Le milieu sera t-il plus fort que l'hérédité ?

L'avortement, l'infanticide et l'abandon en pouponnière sont évoqués dans ce livre.
A partir de faits divers mais aussi d'extrait de nouvelles ou de romans écrits sur le sujet, l'auteur reconstitue l'histoire de toute une société en guerre.
Cette approche originale met à jour des aspects inconnus du conflit.

A lire...

14 novembre 2010

EN ATTENDANT MINUIT de Claude Michelet

En attendant le recueil des nouvelles qui s'étoffe (un peu plus de 90 000 signes) à ce jour ! je vous propose un classique de la littérature du terrroir d'un auteur prolixe et que j'aime énormément : Claude Michelet.
Un livre sur l'attente des poilus face à leur cafard, face à la loterie de leur destin (serai-je là encore demain ?), et l'attente de toutes ces Pénélope espérant le retour du chef de famille ou de leur futur mari. Un livre à la mémoire de toutes celles qui ont porté, sur leurs frêles épaules, le poids du quotidien...

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Tel un tocsin, vingt-deux heures sonnent au clocher de Costes-Blanc, village perdu de Corrèze, en ce mercredi de décembre 1916. À la ferme des Combettes, Marthe sait qu'il est inutile d'aller se coucher, que le sommeil ne la gagnera pas avant longtemps. Il se fera attendre, comme chaque soir depuis plus de deux ans, depuis que Jean Laval, son mari, est parti sur le front avec son régiment de Brive.


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Au même instant, grelottant de froid et de peur, au bout d'une tranchée boueuse, Jean surveille les lignes ennemies, à moins de trente mètres. La moindre inattention, la moindre somnolence seraient fatales. Tenir, jusqu'au prochain sifflement d'obus, dans la nuit striée de fusées éclairantes.

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Minute par minute, séparés par un abîme, cet homme et cette femme vivent une attente insupportable, victime d'une situation qui les dépasse, dans l'espoir que la tragédie les épargne.

10 novembre 2010

11 NOVEMBRE 1918

Marc Ferro, a accepté de raconter en images l'histoire du 11 novembre 1918, resté dans les mémoires comme un jour de liesse à nul autre pareil puisqu'il mettait fin à quatre ans d'un carnage inconnu jusqu'alors.

 En confrontant les textes et les images, le présent ouvrage retrace les derniers mois de la guerre, les étapes menant à l'armistice, la façon dont le 11 novembre a été célébré à travers toute la planète, jusqu'aux malentendus de cette journée, source d'une amertume durable chez les combattants quelle que soit leur nationalité.
La paix est revenue, reste à payer le prix d'une guerre qu'incarnent aussitôt ces mutilés, ces veuves, ces exilés et tout le peuple de ceux qu'on nomme les Anciens combattants.

 Pour mettre en scène la fin de cette guerre, ce livre ne se contente pas d'y faire figurer ceux qui l'ont conduite, Clemenceau, Wilson, Pétain ou Guillaume II. Il laisse aussi la place à d'illustres anonymes dont on a retrouvé l'image d'alors, de Gaulle capitaine prisonnier, Hitler caporal gazé, Staline commissaire aux armées.

 Ceux-ci, que l'Histoire a mis en scène plus tard, que faisaient-ils le 11 novembre 1918 ?

 Accompagnant 200 photos, pour la plupart oubliées ou peu connues, le texte de Marc Ferro donne la mesure et le sens de cet événement inouï que représente le 11 novembre 1918.

N'oublions jamais...