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31 octobre 2010

Collection Patrie


deux albums de la collection Patrie achetés chez un bouquiniste...

30 octobre 2010

Souvenirs de 1914-1918



2008 : le dernier combattant de la Grande Guerre disparaît, quatre-vingt-dix ans après l'armistice de 1918.


Le " grand-père qui a fait 14-18 " n'existe désormais plus. Mais, si l'aïeul n'est plus là pour raconter, il reste encore, dans les tiroirs et les greniers des familles, des souvenirs pieusement conservés : des courriers, des médailles, des photos ou des documents militaires personnels... Riche de plus de cent cinquante photos et documents couleurs, l'ouvrage est en quelque sorte un tiroir ouvert sur les souvenirs familiaux de 1914-1918.

Ce sont ceux de l'arrière, mais ils n'en ont pas pour autant moins de valeur, bien au contraire, car ils sont portés par l'affection. A vous donc d'ouvrir ce tiroir de papier, et de tourner les pages comme on sortirait des souvenirs d'un grenier...

[Un gand merci encore à Alain Thillerot, les témoignages de Garibaldi Vancilli, d'Henri Drujon et de Lucien Millon me sont précieux ]

Ecrit il y a quelques jours sur FB
J' alterne entre moments d'exaltation et de découragement...ouvre et referme les livres d'histoire, écoute les témoignages et au final ne baisse pas la garde...Mais qu'il est long le chemin...


Merci pour vos encouragements :

Marie Canu tout vient à point à qui sait attendre.... :)


Karine Lebert Et puis un jour... Courage et confiance!

Sophie Arribart Chadeffaud courage ma copsamie !!! bisous

Sylvette Heurtel Peut être que le découragement c'est juste un besoin de mettre un peu de distance...Courage , c'est un beau projet.

Stephane Arribart De l'importance du chemin et de son but...

Marilyn Gillaizeau T'es-tu demandé si tu ne le trouverais pas trop fade s'il n'y avait ni dunes, ni montagnes, ni prairies où se ressourcer ? Tout va bien, tu n'en sortiras que du meilleur encore. Courage ! Merci de l'avoir entrepris.

 

27 octobre 2010

La Marraine de Guerre Catherine Cuenca





1916. Etienne tente d'oublier les horreurs quotidiennes des tranchées grâce aux lettres de sa marraine de guerre. Il veut maintenant en savoir plus sur sa correspondante.
Passionnée d'histoire, Catherine Cuenca s'est lancée à dix-neuf dans l'écriture romanesque avec ce roman époustouflant de maturité sur la guerre 14-18.



"La Marraine De Guerre" de Catherine Cuenca. Le premier roman d'une jeune femme née en 1982 et qu'elle a publié l'année de ses 19 ans. Un roman très bien écrit sur le destin d'un poilu et de sa correspondance avec Marie-Pierre, une toute jeune femme qui va l'aider à tenir dans l'enfer de la guerre. Des références historiques sur les mutineries, les exécutions sommaires sont annotées dans ce livre que je recommande vivement.

Déjà  remarquée par la revue L'Ecole des Lettres, ce roman est en passe de devenir un grand classique du Livre de Poche Jeunesse

26 octobre 2010

Un Tirailleur en Enfer

Un très beau livre de Yves Pinguilly, qui  écrit sur la guerre de 14-18.

Je viens de lire avec un grand intérêt son roman portant sur un tirailleur dans l'enfer de Verdun. Pour en savoir un peu plus sur les Tirailleurs Africains, vous pouvez cliquer ici

Roman qui relate la participation des tirailleurs sénégalais pendant la bataille de Verdun. Suivi d'un point historique qui résume l'utilisation de troupes africaines pendant la première guerre mondiale. Les romans de la mémoire est une collection qui replace le lecteur au coeur des périodes difficiles de notre histoire et qui est fondée sur une information historique rigoureuse.

J'aime beaucoup l'écriture de ce griot blanc et je vous recommande aussi :
Rendez-vous au Chemin des Dames : Avril 1917
Des lectures pour étayer une nouvelle sur cette Force Noire, autre nom donné par le Général Mangin, aux Tirailleurs Africains.
 

Guerre 14-18 : entretien avec Abdoulaye Wade (2/2)
envoyé par lemondefr. - L'info internationale vidéo.
Pour son hors-série consacré à la Grande Guerre, Le Monde 2 s'est entretenu avec Abdoulaye Wade, président du Sénégal. Dans cet extrait en vidéo, Abdoulaye Wade, président du Sénégal, affirme que les Africains des colonies françaises refusaient, au début de la guerre, de se battre pour la France. Il décrit comment un émissaire de Clémenceau s'est employé à convaincre les récalcitrants de s'engager dans l'armée.


( Photographie de Mr Christian TERRASSON )

 A l'Armée noire
« Passants,
ils sont tombés
fraternellement unis
pour que tu restes Français »

Léopold Sédar Senghor

19 octobre 2010

le journal d'Adèle




Août 1914. Adèle a treize ans et demi, bientôt quatorze. Elle commence enfin le journal qu'elle a reçu pour Noël et lui confie les rêves qu'elle a dans la tête : devenir institutrice par exemple, épouser un garçon de la ville. Mais la guerre est là. Cette fois, c'est sûr, on va regagner l'Alsace et la Lorraine. Et elle sera courte, cette guerre. Les deux frères d'Adèle reviendront pour les vendanges, au pire pour Noël. Mais la guerre s'enlise, s'enterre dans les tranchées. La guerre tue, mutile les soldats, affame les gens de «l'arrière», endeuille les campagnes : quatre années de froid, de boue, de sang. Et quand sonnera enfin l'armistice, le 11 novembre 1918, toutes les familles auront versé leur tribut de deuil à la «Grande Guerre». Une histoire bouleversante prise dans la tourmente de la Première Guerre mondiale.


*****


Un roman bouleversant à lire à partir de 11 ans. Un récit complet sur la guerre de 14-18 vu à travers les yeux d'une adolescente que la guerre va émanciper rapidement. Rien n'est édulcoré dans ce livre finement ciselé. L'écriture de Paule du Bouchet est fluide, rythmée très agréable à lire. Très bien documenté ce roman balaye toutes les affres de la guerre non seulement au front mais aussi la condition de vie à l'arrière durant tout le conflit.
 
Existe en livre-audio
Éditeur : Gallimard-Jeunesse, Paris

Collection : Folio876Folio junior
Description : 140 pages; (18 x 13 cm)
EAN13 : 9782070612963

13 octobre 2010

Une croix de bois au cimetière du Montparnasse

Je passe souvent rendre visite à Beaudelaire au cimetière du Montparnasse. Depuis le mois d'août dernier, sa stèle voisine avec la tombe de feu le Commissaire Maigret. Toute proche une croix de bois. Je passe toujours devant ce caveau familial avec émotion.
Une croix de boix avec un numéro "96".
Une croix de bois avec un coeur qui, avec le temps,  s'est brisé.
Une croix de bois avec un ruban tricolore.

Me revient en mémoire le livre de Roland Dorgelès "Les croix de Bois"

" On oubliera. les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont.
L'image du soldat disparu s'effacera lentement dans le cœur consolé de ceux qu'il aimait tant.
Et tous les morts mourront pour la deuxième fois."

...Combien sont encore debout, les croix que j'ai plantées...

Je n'oublie pas...

Maurice Edouard n'est pas de famille mais il aurait pu être l'ami d'Abel Marchand. C'était un jeune homme qui avait la vie devant lui comme tant d'autres...
J'ai voulu fixer sur la pellicule le souvenir de ce jeune aspirant fauché le 26 octobre 1918 à l'âge de 18 ans...


Sur le site Mémoiredes Hommes la fiche de l'Aspirant Laugier

11 octobre 2010

CLAVEL SOLDAT de Léon WERTH


*Dans la lecture de Clavel Soldat*

En 1914, Werth a 36 ans. Libertaire, antimilitariste, jauressien, il croit à l’internationalisme. Pourtant, comme nombre de ses camarades, il part volontaire pour le front afin de défendre son idéal d’homme libre qui va faire « la guerre à la guerre », à cette guerre, la dernière.

Il y restera 15 mois.

Aussi biographique soit-il, Clavel soldat (rédigé entre 1916 et 1917) est avant tout un magnifique roman. Léon Werth fait surgir des figures fortes tels Vernay ou Mourèze ; les scènes qu’il décrit, hurlantes de terreur, de douleur mais aussi d’humanité ressemblent étonnamment aux tableaux des plus grands peintres dont il a si bien parlé. 




Poche: 375 pages
Editeur : Editions Viviane Hamy (9 janvier 2006)
Collection : Bis
Langue : Français
ISBN-10: 2878582217
ISBN-13: 978-2878582215




[apparte]

Le nom de Léon Werth apparait en préambule du Petit Prince qu'Antoine de Saint-Exupéry lui a dédié
« À Léon Werth.


Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :


À Léon Werth quand il était petit garçon »