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13 avril 2008

Une vitrine pour mon roman

Mon roman "La Femme Arc-en-Ciel" est désormais disponible à la Librairie Wallonie-Bruxelles située 46 rue Quincampoix - 75004 Paris.


L'intrigue se passe au coeur de Bruxelles, prétexte à l'évocation de lieux emblématiques de la capitale comme ce très beau café berceau des surréalistes "La Fleur en Papier Doré", les Galeries Saint-Hubert ou l'évocation de la légende du T'Serclaes entre autre...
Une invitation au voyage sans prendre le Thalys, un roman polychrome où chaque chapitre s'ouvre sur une couleur...
Merci à Eliane Huber (Directrice) et à Lydie Prioul (Libraire) de la Librairie Wallonie Bruxelles pour leur accueil.

2 avril 2008

Maison Intérieure




Une commande faite pour un ami Michel Joiret pour lequel j'ai toujours plaisir à effectuer quelques articles pour son journal : Le Non Dit...


Il était question de Maisons Intérieures.




A quelques semaines de futures vacances au soleil, je vous offre ce texte sur une maison chère à mon coeur située non loin de Bordeaux.






La vieille maison de Libourne m’attend tous volets ouverts. Le plancher craque d'impatience, les armoires imposantes embaument la lavande et les petits pots de confiture ne savent pas encore qu’un doigt gourmand les dénudera de leur robe de paraffine : *douces vacances*....
Envie de retrouver ces lits bateaux qui nous promettent de jolis et tendres voyages. La tapisserie en toile de Jouy de couleur pourpre témoin de mes tendres promesses me confie parfois ses doux secrets.
La pendule comtoise du vestibule est espiègle, les minutes s’égrènent lentement. L’éphéméride coquin s’effeuille tour à tour, l’échelle du temps n’est jamais trop haute pour les frénétiques amants.
Cette demeure a un cœur m’a confié un jour mon hôtesse. De ma chambre mansardée je peux l’entendre respirer. Les murs en pierre de taille gardent au chaud le souvenir de ceux qui nous ont précédés.
Par l’œil de bœuf, je peux contempler la campagne voisine traversée par le petit ruisseau bordé par un saule qui n’a rien de pleureur.
Comme dans un cocon, entourés de ces êtres qui me sont « chairs » je retrouve la quiétude des jours anciens et je souris à la vie.

©Maryline Martin
Janvier 07