12 mai 2008

Sans Titre

Amadéo Modigliani



Le roux de tes cheveux

Le bleu de tes yeux

Le rose de tes joues

La paleur de tes seins

La chaleur de tes mains

Je te devine à l'horizon

Une pluie de lumière, enfin

Arrose l'âme grise du béton



©Maryline Martin

Mai 2008

Envie de reprendre une plume plus légère pour me sortir des lectures sur l'enfer des tranchées...

Des mots rien que des mots de la bouche d'une femme que les lèvres d'un homme auraient pu murmurer...


4 commentaires:

Juan José Bujidos Viforcos a dit…

Bonsoir,
Les hasards du net... J'ai tapé sur la barre Google : "Poète cretois... Je ne suis rien, je ne veux rien... Je suis libre.." et je tombe sur une liste de pages.... Dont la vôtre... Quelle rapport ? : Nikos Karantzakis (4 mai), dont je ne suis pas sûre qu'il soit l'auteur de la phrase citée plus haut...

Je voulais aussi vous dire au sujet :"Des mots rien que des mots de la bouche d'une femme que les lèvres d'un homme auraient pu murmurer..."
Un homme, les hommes sont capables du pire (la guerre) mais aussi capable de poésie... Je viens de relire "Poeta en Nueva york" de Lorca....

J'espère que vous me pardonnerai mon intrusion dans votre univers, sans y avoir été invité mais si vous avez mis une boîte email, c'est que vous aimez,
appréciez que l'on commente voir contredise vos écrits...
Personnellement, je m'occupe d'une revue culturelle en langue espagnole publiée ici en France... Luz y Calor... Et pour les non bilingues, un site internet www.saveur-despagne.com.... Nous sommes donc, tous deux, issue de la galaxie Gutenberg avec un pied dans celle du virtuel le plus absolu...
Trés cordialement
Juan José Bujidos Viforcos

Maryline Martin a dit…

Bonjour José

Je vous remercie pour votre message via ladamenbleu@yahoo.fr car effectivement ce blog se veut être inter actif ...et je ne considère pas votre passage comme une intrusion dans mon univers, la porte de ce blog est ouverte même si je possède une clé virtuelle ...bien que je préfère la clé des champs...


Je suis tout à fait sensible aux commentaires des visiteurs, à la critique bonne ou mauvaise, privilégiant le dialogue au mutisme. Vous êtes donc cordialement invité dans mon univers.

J'ai rajouté cette phrase en bas de mon texte car un proche m'a posé cette question " Qui est-ce" ? Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'être un homme pour parler au féminin et le contraire est tout aussi vrai ...Tout est question de sensibilité, de rythme...Je ne sais hélas pas peindre mais j'essaie de donner du relief, de la couleur, un ton...

Merci donc pour votre passage, je suis allée sur votre site que je trouve très festif, coloré et surtout artistiquement très intéressant.

Je me permet d'ajouter votre intervention sur mon blog en commentaire ce qui permettra de faire connaitre votre lien à d'autres internautes ainsi que cette réponse via ce courriel...

Amicalement

Lunaba a dit…

Modigliani aurait pu prononcer ces mots là, il était fou amoureux d'un de ses modèles, Jeanne, qui est devenue sa femme, et l'a suivi sur l'autre rive deux jours après son décès...

même les textes les plus légers peuvent couler d'une source noire.

Maryline MARTIN a dit…

je n'ai pas trouvé de titre à ce court poème, ne sachant pas dessiner, l'idée d'une femme rousse s'imposait et plus celle de Modigliani, peintre que j'aime beaucoup et dont j'ai lu l'une des biographies l'été dernier...Et je trouvais que l'image collait parfaitement au texte...Et maintenant que je lis ton commentaire, je me dis que Jeanne la compagne d'Amadéo, s'est suicidée en se défenestrant rejoignant l'asphalte dans une mare de sang...Merci pour cette lecture attentive ;)